Il est plus agréable de consommer que d’épargner et la chanson des candidats aux affaires publiques ne peut ignorer cette vérité, sauf à risquer la perte de nombreux suffrages (démocratie oblige…).
Mais la réalité a tôt fait de rattraper tout en chacun et ceux qui se sont vu confier quelques responsabilités sont vite placés devant des choix de raison.
Toute diminution du taux d’imposition (quelle que soit la nature de l’impôt concerné) a une conséquence immédiate : la baisse des ressources de l’Etat. Il faut donc qu’une telle mesure induise un mouvement économique qui entraîne à moyen terme une augmentation substantielle des volumes imposés (l’assiette). C’est ainsi que les équilibres fondamentaux seront sauvegardés.
La baisse des charges fiscales et sociales des entreprises ne peut qu’améliorer leur compétitivité par rapport à une concurrence internationale de plus en plus agressive. C’est, à terme, la conquête de nouvelles parts de marchés, la croissance de leur chiffre d’affaire et l’amélioration de leur rentabilité. Qui s’en plaindra ?
C’est dans ce contexte de prospérité retrouvée que toutes les formes d’activités pourront s’épanouir, et qu’il sera possible de redistribuer les produits de la croissance.
Les agences commerciales sont immergées dans cet environnement et en peuvent que souhaiter, pour elles-mêmes et pour leurs commettants et clients, la réussite d’une politique fondée sur l’allègement des charges des entreprises.
André Clavier
Président de la Fédération
Nationale des Agents Commerciaux.